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    Tout est possible, on ne devrait rien dédaigner.

    Rien n’est incroyable, rien n’est impossible.

    Les possibilités que nous rejetons ne sont que les possibilités que nous ignorons.

     

    Carlos Fuentes

     

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     A quoi sert le temps ?

    Le temps est ce qui empêche que tout soit donné d’un seul coup.

    Il retarde, ou plutôt il est retardement.

    Il doit donc être élaboration.

    Ne serait-il pas alors le véhicule de création et de choix ? 

     

    « la fin des certitudes », page 22

    Popper et Bergson

     

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    L’homme est un être de transition ;

    il n’est pas le stade ultime ni le couronnement de l’existence sur terre.

     

    Sri Aurobindo

     

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    Frank Hatem                       Frank Hatem                      Frank Hatem

     

     

    METAPHYSIQUE :

    LE PARADOXE DU NEANT SE MANIFESTE PAR « L’ETRE » ;

    LE PARADOXE DE L’ETRE SE MANIFESTE PAR « L’INCARNATION » ;

    LE PARADOXE DE L’INCARNATION SE MANIFESTE PAR « LA SOUFFRANCE ».

    LA RESOLUTION DE LA SOUFFRANCE PROCEDE DE LA RESOLUTION DU PARADOXE DU NEANT.

     

    1 – L’ESPRIT EST TOUT

    car, on l’a déjà expliqué et on l’expliquera encore, je ne peux avoir conscience de quelque chose qui ne soit pas DANS ma conscience. Toute chose dont j’ai conscience est donc une partie de ma conscience ici et maintenant, par conséquent esprit. Rien de ce que je perçois ne peut être matériel.. Ma conscience consiste à ressentir « je suis » en opposition à ce que je perçois comme « non-moi », et il est établi que cette conscience contient tout ce dont j’ai conscience. L’univers n’est que LA FORME de ma conscience à un moment donné pour un endroit donné. Seul l’ esprit est, puisqu’on ne pourrait parler de « matière » que pour quelque chose « en soi » extérieur à la conscience et indépendant d’elle. Ce n’est le cas de rien. La « matière » est donc nécessairement une illusion. Une superstition. On ne fait en cela que confirmer des enseignements des plus grands sages de l’histoire, et même dans les accélérateurs de particules on est bien obligé de se rendre compte que dans le présent il n’y a pas de « matière ». Ce constat est d’ailleurs la cause des contradictions de la Physique quantique qui par nature se fonde sur l’ « objectivité physique ».

     

    2 – LE TOUT DOIT NECESSAIREMENT ETRE INFINI

    Il y a nécessairement un tout, quel qu’il soit (néant, univers, esprit, matière, dieu, espace, temps ou autre) et ce tout doit nécessairement être infini, sinon il est limité par autre chose et donc n’est pas tout. Or le premier constat est « je suis », il n’y a pas d’autre réalité constatée. Si « Je-Suis » n’est pas le tout, alors il ne peut être, puisque il ne peut y avoir autre chose que le Tout, toute autre réalité restant hypothétique et donc infondée.

    Donc « je suis » est bien tout selon toute vraisemblance et toute logique.

    Il ne peut y avoir un tout non constaté et en même temps le constat unique de quelque chose de fini.

    Où serait le Tout et quel serait-il ? C’est une question absurde.

    On ne peut affirmer la réalité d’autre chose que SOI , la conscience « je suis » d’un univers apparemment extérieur et matériel. Toute autre affirmation d’une autre réalité serait pure hypothèse, purement arbitraire et invérifiable autrement que par « je suis », et de toute façon totalement inutile puisque, sans hypothèse aucune, on peut expliquer toutes les apparences universelles (Hyperscience) de l’origine de la particule aux atomes et systèmes planétaires à toutes les formes de l’évolution y compris spirituelle.

    Si on ne peut pas prétendre que le tout soit fini (ce serait absurde car, cela voudrait dire qu’il existe autre chose, extérieur à ce tout, et donc il ne serait pas tout), cela exige donc que l’esprit, s’il est tout, soit infini.

     

    3 – POURTANT, L’ETRE (esprit) NE PEUT ETRE INFINI CAR IL EST QUELQUE CHOSE

    L’esprit, s’il est tout, doit nécessairement être infini, or il ne peut pas être infini, du fait qu’il a des caractéristiques. Toute caractéristique est une limitation, de quelqu’ordre qu’elle soit. Seul le zéro, seul rien, peut être infini. L’infinité interdit toute caractéristique qui limiterait cette infinité dans une dimension ou dans une autre. Il ne peut y avoir d’infini que nul. L’Etre est-il donc nul ?

    Il est nul en durée, puisqu’il est présent et que l’instant est sans durée, par contre il est infini en espace puisqu’il contient tout (qu’il y ait quelque chose ou pas) sans aucune limite définie possible. Etre nul et infini à la fois c’est la définition-même du néant. La nécessité qu’il y ait un tout se confond donc avec la

    NECESSITE DU NEANT.

    LA EST LE PARADOXE DE L’ETRE : « je suis » devrait être tout, et apparaît comme étant tout, mais ne pouvant être infini, il ne peut pas. Il est « quelque chose » et se confronte à ce qu’il devrait être

    sans jamais l’atteindre.

    La cause première du « mal-être » est ainsi purement métaphysique.

    Je suis nécessairement néant, nécessairement infini, mais confronté en même temps à l’IMPOSSIBITE d’être infini. Le résultat est que LE NEANT EST et reste UN BUT et non une réalité : l’infinité de l’esprit est une nécessité et reste une nécessité, ce n’est pas un état. Et c’est très important car c’est cela qui explique l’évolution, c’est-à-dire le fait que nous sommes, en tant qu’être, la quête permanente d’une infinité qui nous échappe perpétuellement, et qui, parce qu’elle est inaccessible, engendre le fait que la conscience s’incarne et se réincarne. Toutes ces formes sont en recherche « d’autre chose » de moins fini. Tout être se ressent plus ou moins « en prison » dans ses limites.

    C’est bien ce mouvement d’évolution que l’on constate : être c’est devenir. Personne n’est un état. Tout état est fugace, nul dans l’instant, et par contre la fuite à l’infini, elle, est perpétuelle. Simple constat qui, au passage, ce qui n’est pas rien, explique la cause de l’énergie universelle.

    Si l’univers est une énergie, c’est parce que l’Etre est un but et non un état.

    Le fait qu’aucun état ne puisse avoir de durée confirme le fait que tout change tout le temps, sauf le fait de changer, ce qu’on sait déjà ; et que la matière est une illusion, puisqu’à aucun moment elle n’est interceptable dans son changement, ce qu’on savait aussi.

    Il n’y a dans ce déroulement logique aucune hypothèse.

    Alors à quoi cela sert-il de comprendre tout cela ? Cela permet :

    1°) de comprendre LA CAUSE DE TOUTE SOUFFRANCE :

    La souffrance provient de l’identification à un état, alors que je ne suis pas un état mais un devenir.

    Il est normal que je m’identifie à mes limites, mon ego, ma personnalité, mon incarnation, puisque je suis dans l’impossibilité d’être infini. J’ai vocation à être infini puisque je suis esprit, mais je ne le peux pas. Donc il y a confrontation entre ce que je devrais être et ce que je peux être.

    Or c’est cette confrontation à l’infini potentiel qui est la CAUSE DE LA CONSCIENCE. On n’entrera pas dans les détails ici, mais il est facile de comprendre que dès l’instant qu’il y a un but inaccessible, il y a une dualité : l’infini est « extérieur ». A quoi ? A rien, il est de fait extérieur. Et cela engendre un centre, tous les centres. L’ « extéirorité » de la conscience, même en l’absence d’espace, c’est la conscience, et l’espace est son interprétation de cette intériorité. JE me situe au centre, comme la nullité dans l’infini, partout (comme dirait Pascal).

    Et cette « extériorité », cause de l’illusion d’espace, est forcément consciente : sans cela, le centre ne serait pas le centre car cette confrontation est perpétuelle, et la conscience n’est rien d’autre que le fait de s’opposer à l’infini. Chacun a le sentiment d’être le centre de l’univers.

    Il n’y a donc pas de « sujet » qui ait conscience, ni d’univers dont on ait conscience. Il n’y a qu’un processus abstrait au niveau des « principes » comme on dit dans la Genèse, qui engendre un « effet » de conscience universel.

    Ce processus n’est situé nulle part, et il y a une infinité de façons possibles de s’opposer à l’infini puisque l’infini n’est pas une quantité mais une virtualité. Chacun d’entre nous, chaque être de l’univers, chaque particule, est une façon différente de s’opposer à l’infini.

    NOUS NE SOMMES PAS PLUSIEURS ESPRITS AYANT CONSCIENCE D’UN UNIVERS MAIS

    UN SEUL ESPRIT AYANT CONSCIENCE D’UNE MULTITUDE D’UNIVERS personnels et tous différents.

    Cette formule a été citée à plusieurs reprises ici et là sans le nom de l’auteur qui écrit ces lignes et l’enseigne depuis 1985.

    L’univers est donc fractal car il y a une infinité potentielle de façons de s’opposer à l’infini, et toute limitation contient une infinité potentielle d’autres limitations. Là où JE se croit, il se croit donc contenir beaucoup de choses, son identification à une personnalité dans l’espace et le temps, l’espace et le temps étant inséparablement les conséquences apparentes du processus de conscience (espace à intégrer dans un temps infini puisque le but de l’Etre est inaccessible).

    Ce faisant, la conscience, pour s’opposer à l’infini, s’identifie donc à tout ce qui lui est « intérieur », autrement dit son « passé », et à rien de ce qui lui paraît « extérieur » qu’il a vocation à intégrer (« amour »). La conscience est une identification, autrement dit une « incarnation » dans des « limites », même si ces limites changent en permanence, et engendrant à chaque fois une forme différente d’amour (unification progressive du centre à l’infini).

    Cette personnalité ne peut être figée, elle est en perpétuelle transformation.

    Donc si JE m’identifie à mon passé, je souffre forcément puisque ce passé change en permanence. Remis en cause par toutes les circonstances engendrées dans l’illusion pour que ces limites soient effectivement des limites.

    Cela permet aussi 2°) de comprendre l’AMOUR comme on vient de le définir. Et de remarquer que souffrance et amour sont liés, puisque l’amour suppose la séparation (on n’est jamais totalement UN, et pourtant c’est cela qu’on recherche)

    Enfin, cela permet 3°) de GUERIR. C’est-à-dire d’éteindre cette souffrance éventuelle en assumant le fait que je suis ce paradoxe de l’Etre (évolution éternelle vers un infini inaccessible), et non un état (ego) qui aurait une réalité à laquelle on aurait tendance à s’accrocher. Et c’est beaucoup plus vrai. En aucun cas je ne suis les limites auxquelles je m’identifie. Ce que je suis c’est la dualité zéro-infini du néant, impossible nécessité d’unité du zéro à l’infini, qui se manifeste par une poursuite de l’infini en tout point, ce qui veut dire que la conscience est partout sans aucune exception, en chaque particule planète ou sous-particule (c’est fractal) comme en chaque entité incarnée, quel que soit le niveau d’évolution apparent (tous les niveaux existent virtuellement entre Soi absolu et Unité infinie absolue recherchée).

    Donc je suis la transformation elle-même et non ce qui se transforme apparemment. Je suis le mouvement, l’énergie d’évolution, qui contient à la fois la nécessité de l’infini-néant, et les limites auxquelles JE m’identifie à un « moment » donné à un « endroit » donné. Bien entendu, tous ces niveaux d’évolution sont contemporains, c’est-à-dire qu’ils ne sont dans aucun temps ni aucun espace, simplement présents. L’espace et le temps ne sont que l’illusion du pôle « moi » face à l’infini, et non une réalité absolue. Cela aussi on le savait déjà, mais ce qui est intéressant c’est que désormais on peut connaître la cause originelle de l’espace et la cause originelle du temps.

    Voilà pourquoi la résolution de toute souffrance est d’ordre spirituel, dans le changement d’identification, dans la cessation de toute identification à l’ego, de tout attachement à l’ego. L’ « Homme Nouveau » causal qui est en train de naître dans l’apparence de cette nouvelle Cinquième Dimension n’est rien d’autre que celui qui, fatigué de souffrir de ses identifications à la matière, commence à savoir qu’il est le mouvement infini vers « être tout ».

    Ce qui lui évite de culpabiliser de ne pas être tout, de ne pas être parfait.

    Tant que c’est l’ego qui récupère la connaissance métaphysique, cette connaissance peut être source de paranoïa ou de schizophrénie, mais une fois que les concepts sont clairs, il n’y a plus de risque. Bien sûr c’est difficile car très abstrait, mais c’est simple dans les principes. Et se familiariser avec est extrêmement fécond.

    Je Suis la relativité nécessaire à la réalisation de l’Absolu. Un Absolu inaccessible auquel il est donc stupide de me comparer. Toutes les limitations, donc toutes les personnalité à tous les niveaux de la « création » sont évidemment indispensables et uniques, afin que le Tout soit. Toute imperfection est parfaite. De toute façon toute existe ou existera dans l’illusion universelle, et nulle part la conscience ne cessera de passer d’une identification à une autre d’instant en instant, de vie en vie, d’univers en univers.

    Il en a toujours été ainsi, mais désormais on peut en rire au lieu d’en pleurer.

    L’incarnation devient plus joyeuse quand on sait qu’on la détermine soi-même et qu’on cesse de la comparer.

    extrait du livre de Frank Hatem à paraître aux Editions Ganymèyde : « SUIS-JE ? »

     

    Lire aussi sur Elishean :

    Le présent guérisseur

    Extrait :

    Se reconnaître la source de toute chose (...) c’est reconnaître sa solitude et son infinité potentielle. Insupportable pour le mental bien sûr, d’où une profusion de maladies mentales chez tous ceux qui ont quelque vision ou interrogation métaphysique.

    Ainsi les bons matérialistes qui ne remettent rien en cause ont-ils plus de facilité à être équilibrés et à tenir le haut du pavé social. Il n’en reste pas moins que ce vernis cache mal leurs profondes interrogations et angoisses métaphysiques soigneusement rejetées. Et que ce n’est pas en se soumettant à cette peur qu’on réalise le Grand Projet humain, mais en la dépassant. Et pour la dépasser, il faut d’abord que l’ego soit fort. Très fort. Solidement enraciné mais pas dans l’apparence de la dualité. Dans la perception de l’unité qui transcende toutes les dualités. Ce n’est évidemment pas facile. Il n’y a pas de recette. Tout le monde cherche cela avec ses moyens. Il faut simplement faire confiance que ce n’est pas une impasse ni une source de folie.

     

    Frank Hatem

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  • Daniel Maurin                       Daniel Maurin                         Daniel Maurin

     


    Portrait robot des sans-ego.

    Un très beau présent laissé par Daniel Maurin,

    décédé en 2004.

     

     

    • Tout d'abord, il est clair qu'ils ont gardé leur individualité et sont loin d'être standardisés, encore moins des robots ! Leur caractère et leur tournure d'esprit demeurent, même s'ils ont évolué. Certains sont fougueux (et le demeurent), d'autres calmes et paisibles, d'autres très actifs, d'autres absolument inactifs...

    • La paix intérieure, dans les épreuves comme dans les joies de l'existence. Cette paix n'est pas menacée par les drames, les maladies, ni même les tortures. Appelée apatheia dans le monde orthodoxe, elle est aussi la "Paix qui dépasse tout sentiment" (Saint Paul).

    • Le détachement des choses du monde. Même s'ils vivent dans le monde, "ils ne sont pas du monde", comme disait Jésus. Ce même détachement concerne à la fois leur propre vie, celle des autres et les événements dans lesquels ils évoluent.

    • L'absence de peur, en particulier celle de la mort, qui n'est pour eux qu'une formalité administrative ! Elle concerne aussi les autres peurs existentielles telles que la peur de manquer, la peur du lendemain, la peur de ceci ou de cela.

    • La conscience ancrée dans l'éternel présent. Le passé ne les taraude pas et l'avenir ne les inquiète pas.

    • L'absence de volonté propre. Le "je veux" a disparu au profit de "ce qui doit être".

    • L'abandon à la volonté divine, à la divine Providence, à ce qui est.

    • La bienveillance envers tous. Même s'ils peuvent avoir des préférences au niveau relatif, leur amour s'écoule d'une manière uniforme sur tout et sur tous.

    • La non-violence, le respect des êtres et des choses. Une attitude globale de non-agression : ne pas nuire à quiconque. Ceci inclut bien sûr les animaux, les plantes, tous les règnes de la Nature.

    • La tolérance, basée sur la conscience que la Vérité ultime s'exprime de multiples manières, suivant les sensibilités individuelles et qu'elle revêt donc divers visages tout aussi respectables les uns que les autres.

    • La joie intérieure, inaliénable, intarissable, que nulle tragédie ne peut effacer, même si des chagrins sont ressentis au niveau simplement psychologique. "Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?", demande Jésus au Jardin des Oliviers en référence à sa psyché, mais il ajoute aussitôt la parole qui émane de son Moi profond, toujours en lien avec le Père : "Non pas ma volonté, mais la Tienne, je remets mon esprit entre Tes mains." Cette qualité s'épanouit sur la base de la plénitude du cœur, la béatitude intérieure qui ne peut être ni augmentée ni diminuée par les aléas de l'existence. Les "bonnes choses" sont cependant appréciées à leur niveau, et les "mauvaises" ne peuvent perturber en profondeur l'océan de la plénitude.

    • L'équanimité, qui n'est pas l'indifférence, mais un regard égal sur les situations favorables ou défavorables. La vie étant tissée avec ces deux polarités, elles vont et viennent nécessairement comme le flux et le reflux et ne sauraient troubler la quiétude du sage.
      Tandis que l'indifférence traduit un manque de sensibilité, l'équanimité coexiste avec une sensibilité très affinée, telle que l'émotion religieuse ou artistique, l'émerveillement, l'enthousiasme, la joie de vivre, la jubilation, l'exubérance.

    • L'inspiration : le moteur des actes n'est pas le raisonnement, mais l'intuition spirituelle, qui capte l'inspiration du Ciel, comme un poste de radio accordé sur cette fréquence. C'est "Radio Ciel" qui donne la musique et la ligne est établie en permanence.

    • La conscience cosmique. Au lieu d'être confinée dans d'étroites limites, la conscience du sage embrasse l'infini et se déploie dans la totalité de la vie cosmique. Il a accès à toute la Vérité, au Souffle divin qui respire à travers lui.

    • L'omniprésence : de par sa conscience illimitée, il est partout présent, tout en tous.

    • Parfois l'omniscience, qui lui permet de tout connaître à tout instant.

    • La non-dualité. Même s'il vit dans le monde des humains dans la dualité bien/mal, agréable/désagréable, haut/bas, il vit dans sa conscience profonde un état non-duel où tous les opposés sont réunifiés dans l'Un. Dès lors, aucun conflit ne peut se manifester à ce niveau de son Être où tout est calme, apaisé, harmonieux.

    • Une vitalité hors du commun. Le tableau précédent pourrait paraître à certains un peu insipide, un peu trop calme peut-être, mais un tel être étant connecté avec la Source infinie, génératrice et génitrice des myriades de créatures existantes, possède une très grande énergie. Il peut donc accomplir, en un temps très bref, ce que d'autres ne pourraient réaliser en plusieurs années.
      On pourrait objecter que de grands mystiques semblaient malades ou affaiblis. Outre le fait que certains aient choisi le rôle de paratonnerres et décidé d'offrir leur corps en holocauste, beaucoup connurent des maladies atypiques, disparaissant d'un coup, comme elles étaient apparues.

    • L'amour universel. Le fait d'explorer des niveaux profonds de la conscience permet de réaliser des actions d'une immense portée cosmique. Tandis que l'énergie de l'ego se disperse dans des activités souvent stériles et contradictoires, le non-ego accomplit des desseins universels et œuvre pour le bien de tous les êtres.

    • L'action juste : en l'absence d'ego, il n'y a plus "personne" pour accomplir l'action ! C'est la force cosmique d'évolution qui s'en charge. Le sage "agit sans agir, fait sans faire". Les actions qui se réalisent à travers lui sont focalisées, justes, bénéfiques pour tous.

    • Le non-effort. Étant l'instrument de la "volonté divine", il accomplit l'action suivant le désir divin et réalise ses objectifs sans aucun effort. Ainsi que le proclame Lao Tseu dans le Tao Te King : "Ne faisant rien, il n'est rien qui ne se fasse." Cette qualité pourra réjouir certains, bien qu'elle ne puisse être assimilée à la fainéantise ni à la léthargie, bien au contraire. Ce sentiment de ne rien faire par soi-même mobilise en réalité l'ensemble des forces de l'univers, qui œuvrent à travers lui à la restauration et à l'évolution de toute la création. Jésus ne disait-il pas : "Sans Moi, vous ne pouvez rien faire?", ce qui veut dire que c'est le Christ cosmique qui opère à travers le saint pour accomplir la volonté du Père, le dessein cosmique d'évolution.

    • Éveil à Soi, Éveil à Dieu. Conscient de sa propre existence, enraciné dans sa propre nature, dans le Soi, dans l'Être immortel, il a vaincu la mort et le cycle des renaissances. Il est à jamais établi dans l'Un, dans la béatitude du Royaume.

       On pourrait citer bien d'autres qualités, telles que l'absence de désir, le contentement, la  joie parfaite.

     

    Daniel Maurin


    Déjouer les pièges de l'ego


    (Editions Jouvence)

     

    Daniel Maurin

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