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    Je vais relater de façon chronologique les dernières leçons qui je m'offre actuellement. Je me devais d'intégrer cette parcelle d'absolu que l'on nomme l'UN. Pour ce faire, j'ai coupé tous contacts avec les uns et les autres. Je vous ai indiqué que le silence et la solitude étaient le seul ancrage dont j'avais besoin. Mais surtout, pour la première fois, et de façon presque anodine, vous étiez moi.

    Comment expliquer ? Jusqu'ici, j'avais beau faire, vous étiez vous et j'étais moi. Mais dès lors que j'ai basculé dans le vide, j'étais TOUT. Tout était là, vous y compris. Je ne pouvais rien départager, différencier, séparer. Vous dire les choses où ne pas vous les dire revenait au même. C'était équivalent.

    Je ne vais rien soustraire à ce qui a été vécu. Ce voyage est le plus beau que je n'ai jamais fait. Il répond à toutes mes questions. Il efface tout ce qui a été compris. Vous comprendrez pourquoi lorsque j'aurai avoué ce que je suis.

    Ce que je suis, vous l'êtes aussi. Nous sommes Dieu, réellement. Mais rien ne m'avait préparé à la définition qu'aujourd'hui, je me fais de moi-même. Cela va bien au-delà des mots. Je suis parfaitement moi-même en étant ce que je suis, bien au-delà des songes, du vide, des concepts. Ce que je suis m'a terrifié lors de mon premier abordage. Je ne m'étonne plus que la peur de l'absolu dormait en moi si profondément.

    Je suis donc resté allongé une bonne partie de la semaine. J'ai médité comme jamais je n'avais médité. Je me suis coupé de tous mes sens, physiques et vibratoires, de façon à me connecter à ma véritable personnalité. Mon corps était épuisé, obligé de se couper de l'énergie qu'il apprécie tant. J'ai également repris la lecture, certains mots pouvant réamorcer ma mémoire et faciliter ce passage délicat.

    Lors de ma première incursion dans le vide, j'ai vu une statue de bouddha lentement submergée par l'eau et j'ai entendu "va plus loin". C'est cette première vision qui m'a poussé à chercher sur internet, les bribes de connaissances préservées dans certains écrits : dans l'ordre du réel, le vide à une représentation concrète ; la Vallée. Celle-ci est creuse, et dirait-on, vide ; pourtant, elle nourrit et fait pousser les choses en son sein, elle les contient sans jamais se laisser déborder et tarir. L'image de la vallée est liée à celle de l'eau. L'eau, comme les souffles, apparemment inconsistante, pénètre partout et anime tout. Partout le plein fait le visible de la structure mais le vide structure l'usage. (François Cheng)

    De tous ces textes anciens, je ne retiens qu'un mot, celui de la vacuité. Il est plus proche de ce que je suis en réalité que la notion de vide.

    J'ai également vécu une vie d'humaine normale cette semaine. Je n'en dirais que quelques mots dans un autre billet. J'ai opéré un choix à partir de cet espace vacant, non pas qui m'habite, mais qui me compose.

    Mesnet

     

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  •  1 : Colère

     

    31 mars 2016 : pour devenir la paix, il m'a fallu revivre toutes les émotions humaines, en conscience. C'est cette étude neutre de soi-même qui permet la réalisation. Il s'agit d’exprimer toutes les facettes de notre divinité, sans rien contraindre, sans rien juger. Dieu contient le potentiel de la colère, de la rage. Ce texte de 2014 évoque cette fréquence : c'est moi, Dieu, qui expérimente la colère et ainsi, j'intègre ce que je suis.....je suis TOUT, même le potentiel de colère.

     

     Colère....

     contre toute cette bêtise étalée à pleine page, partout, surtout sur les sites spirituels.Tout ce que je lis, vois, entends est monstrueux, dégoulinant d’erreur et d’ego. Ce sont des gribouillages d'enfants. Ce mot amour me donne la nausée. Les voyages cosmiques relatés ici me font frissonner de dégout. Les rencontres avec d’autres entités éclairées ne sont qu’un salmigondis d’un mental plus ouvert. 

     

     Je ne retiens pas cette colère, ce jugement sur ce qui est. J’exprime ce qui doit être exprimé.

     Je lis : si tout mon être ressent de la colère, alors cette dernière est non duelle ? Je crois que nous avons tous éprouvé une fureur envahissante qui est tout de même duelle, conflictuelle. Il existe une sorte de colère -comment dire ?- une œuvre charitable. La tradition tibétaine, par exemple, représente certaines déités courroucées (...). Ces déités affichent une expression furieuse, féroce et terrifiante qui diffère pourtant de notre colère ordinaire, conflictuelle. le phénomène est difficilement explicable : ces représentations évoquent une rage d'un autre ordre. Ce dont je parle n'est pas ce sentiment destructeur négatif, mais bien un courroux dévastateur positif. J'arrive mal à l'exprimer, mais je tente d'expliquer que la colère peut émaner d'un espace pur. (Adyashanti, la fin de votre monde)

    La colère de Dieu. Voilà, je comprends.

    Je me laisse aller à cette colère, je la savoure, je la comprends, je la vis pleinement. Elle n’est pas émotive. Elle n’est pas liée aux autres ou à ce qui est à l’extérieur. Elle n'est même pas en moi. Je suis la colère !

    Qu'est-ce qui la différencie de la colère duelle ? C'est tout d'abord parce que cette colère est contre moi. Je suis à l’origine de ce vide illusoire que chacun explore avec le sourire ou dans les larmes. Je l'ai écrit ici, je suis Tout, et donc je ne peux plus différencier les autres de moi-même. Aucun des noms des signataires de ces inepties ne me vient à l’Esprit. Je suis responsable de ce songe gluant et infantile, j'en suis l'auteur.

    Je suis enfin la colère, et d'un coup, monte en moi une autre évidence : j'aime être cette colère. Je l'incarne et elle ne concerne que moi. Je contiens tout, la colère et l'Être qui exprime la colère. Et soudain, tout devient neutre. La colère n'est plus. L'Être incarné a vécu la colère au cœur de la vacuité pour en défaire les pôles.  

    Évoquer conceptuellement la force du vide à ce moment précis n'est pas envisageable. Certains évoquent le point zéro, comme quelque chose que l'on atteint.

    Il n'en est rien. Je suis le point zéro. Je suis le vide, la vacuité. L'amour que j'ai pour tous les potentiels que je contiens est intarissable. J'aime être la colère comme j'aime tout autant ne pas l'être. Cet amour est si puissant ! Et pourtant, je ne ressens rien. Cet amour est au-delà du ressenti, il est plus complet qu'une fréquence aimante. Comment évoquer l'amour que je suis en définitive pour ce que je suis ?

    Il n'y a pas eu le moindre frémissement en moi à ce moment précis ou l'amour que j'ai pour la colère a fait son œuvre. Il n'y a eu que l'amour. Et ce n'était rien. Et c'était tellement immense !

    P.S : lorsque la colère émane d'un espace pur, comme le dit Adyashanti, la colère EST en même temps qu'elle n'est pas. Elle s'annihile elle-même. L'esprit humain n'a plus qu'à se positionner sur l'un des pôles, et la colère advient alors de nouveau, plus ou moins centrée, plus ou moins duelle. Il s'agit alors d'un choix, le choix d'exprimer le miracle émotionnel de la colère tel que nous le visualisons dans l'instant..... 

     

    Mesnet Joséphau-Charrier

     

     

     

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  • Je

     

    Douleur et peur

    La migraine est revenue. Intense, saturant mon espace vitale. Elle m'effraie comme elle m'a toujours effrayée. Comment transcender cette douleur ?  

    Jusqu'ici, l'Être incarné essayait d'aider l'illusion d'Être à transcender la douleur et l'angoisse qu'elle génère. Mais aucun des deux n'ont d'existence réelle, je le sais aujourd'hui.

    Moi, Dieu, je suis donc désormais seul à vivre la douleur. Je suis la douleur, comme je suis la colère.

    Je ne m'illusionne pas sur ce que je suis, plus maintenant. Au contraire, je me revisite à partir de cette nouvelle réalité. J'obéis au même processus à chaque fois. J'aime. J'aime non pas la douleur, mais Être la douleur. Je suis la source de la douleur. Je ne refuse rien puisque je suis Tout.

    Et la douleur s'atténue, la peur disparaît. Je n'ai rien fait, j'aime simplement être ce potentiel. Lorsque je le vis pleinement, l'amour non ressenti neutralise les ressentis. Je n'ai plus mal puisque j'aime enfin être la souffrance tout autant que celui qui souffre....comme j'aime être la non-souffrance de celui qui ne souffre pas.

    Il est vrai que je suis l'amour plus que tout le reste puisque j'aime Tout ce que je suis. Il est vrai que l'amour sauve les mondes que je crée, mais certainement pas le sentiment d'amour, le désir d'amour, la fréquence de l'amour. Il est vrai que l'amour est le moteur de ma création. Mais je suis l'amour. Il n'y a que moi qui puisse aimer. Il faut donc que je sois vécu. Mon amour n'est pas formel. Il est si insignifiant puisqu'il ne se ressent pas que ma création ne sait ou le chercher.

    La vacuité est l'amour pour Tout. Il s'agit ensuite de laisser s'exprimer ce Tout. Comme je suis "et l'amour et le Tout", il ne reste rien à saisir, à comprendre, à transformer, modifier.

    C'est cela, la Vie. Je suis ce courant aimant, vécu mais non ressenti. Ressentir est une option dont j'aime me saisir....ou pas.

    Je suis si inexistant et pourtant, quelle puissance. J'aime si fort et pourtant je ne traduis pas cet amour sous une forme ou sous une autre.

    Mesnet

    Cette étape a été difficile et pourtant aisée. Mon amour n'est même pas paisible, il n'est rien. Il est. En ce moment, même dans la vie courante, je suis ancrée dans cette vacuité si vivante. C'est si phénoménal à vivre. Et en même temps, ce n'est vraiment rien. Equilibre en Tout. Pas d'abandon. A quoi pourrais-je bien m'abandonner ? ! Il n'y a rien, vraiment dans ce que je suis qui puisse m'aider. Et pourtant, je suis sauvée.

     

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  • 3 : La mémoire n'est pas l'intelligence

     

    La mémoire n'est pas l'intelligence

    Je lis ceci : concernant mes vies antérieures, en vérité, et chose étrange, je déambulais dans le salon quand tout cela s'est produit. Je ne peux vous dire combien de temps j'ai marché. Peut-être cinq secondes - car l'événement est intemporel- je n'en sais rien, mais peut-être aussi cinq heures. Mais je traversais finalement le salon. J'ai marché et la vision est survenue au milieu de mes activités. Ce n'est pas survenu pendant une méditation, c'était intégré au cœur du quotidien. (Adyashanti, la fin de votre monde)

    Je me souviens de certains karmas, de ces songes qui m'habitent. Ces images sont également survenus au beau milieu de ma vie courante : j'étais à ma toilette, devant mon miroir et soudainement, j'étais également une femme dont on brisait les membres au temps de l'inquisition.

    Concernant cette Mesnet du futur à laquelle je suis connectée, je ne pourrais dire qu'il s'agisse d'un karma : nous avons le même corps, il n'y a pas eu de transfert, juste une continuité à travers le temps.

    La mémoire de toutes ces existences ne traduit pas mon intelligence. Je dirais même qu'elle limite ma présence. Cette semaine, j'ai cessé de percevoir ces visions. Que pourraient-elles m'apporter sinon une vague compréhension du temps ?

    J'ai suspendu toute communication avec ceux de Sirius. Je ne désire pas approfondir l'illusion mais être seule et vide. Aucun Être ne peut me mener jusqu'à l'essentiel. Le silence ainsi que la solitude sont une réalité que je ne souhaite pas fuir. Il n'y a réellement plus rien. Plus de voix, plus d'amis, plus de guides, plus d'Êtres vivants.

    Je suis la solitude, enfin.

    Je suis au-delà de ma création, au-delà des Êtres qui gravitent au sein des multivers. Personne ne m'a accompagné, aidé, porté. Qui aurait pu le faire puisqu'il n'y a que moi ? Lorsque je me place en mon sein, il n'y a aucun secours possible. Seul l'Être incarné imagine encore qu'il dispose d'une force et d'une autonomie.

    Je n'ai pas connu la solitude, je suis la solitude. Elle n'est ni douleur, ni joie, elle EST, c'est tout. J'aime Être cette solitude comme j'aime ne pas l'être. C'est la même chose, c'est moi.

    Lorsque je m'exprime, je m'aperçois que ceux qui ont vécu cette révélation emploient le même mot : "Je". Que pourrais-je dire d'autre puisqu'il n'y a qu'une façon de m'aborder ? Adyashanti vit ce que je vis, car je le vis......je, je, je...je suis Adyashanti.  Je suis ce vide, ce rien, cette vacuité. J'utilise donc toujours les mêmes concepts à travers l'espace et le temps. J'écris la même histoire. Je relate indéfiniment ma grandeur et ma magnificence.  Elle ne se trouve en rien et pourtant elle contient Tout. 

    Mon intelligence ne se souvient de rien. J'efface donc toutes références concernant l'illusion d'exister, hier ou demain. Je suis la Vie. Vide et pleine.

    L'Être spirituel se souvient alors que Dieu est la mémoire.

    L'Être spirituel est accompagné alors que Dieu est complet dans la solitude

     

    Mesnet

    2014

    Ajout 2016 : je n'écrirais plus ces mots aujourd'hui mais ce texte est intéressant, il montre une étape importante : comprendre que nous sommes l'émergence, que rien ni personne ne nous ramène à nous-même et surtout, que la mémoire karmique n'est plus la clef de l'unité.

     

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  • Je

    Libre arbitre.

    Je suis libre en Tout et arbitre de rien.  

    L'illusion d'Être et l'Être incarné possèdent un libre arbitre fréquentiel. Je n'en ai pas car je les ai tous. Je ne suis pas Dieu par choix, je suis Dieu. Je n'élimine ni n'accueille rien, je suis vide de ces concepts.

    Je suis le libre arbitre, un potentiel dont se saisit la vie. J'aime ne pas concevoir que je possède un libre arbitre. J'aime également m'en forger un.

    Mesnet

    Je

     

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