• 1 : Le prana, une évidence

    1 : Le prana, une évidence 

    Le prana, une évidence  

    Ces pages vont me permettre de revisiter mon parcours pranique. Je suis porteuse d'un vécu très particulier concernant la nourriture. Je n'ai jamais vraiment aimé manger. J'avais de grandes difficultés à rester assise à table avec les membres de ma famille. La pulsion alimentaire était une souffrance difficile à supporter et surtout à analyser.

    J'étais une enfant et une jeune femme extrêmement mince. Je pouvais manger n’importe quoi et je ne m'en privais pas. J'étais très portée sur le sucre, les gâteaux, les douceurs. A l'époque je ne souffrais pas vraiment du fait de manger. Pourtant mon parcours alimentaire était déjà totalement dysfonctionnel.

    Détail qui n'est pas anodin, je suis née sans vraiment ressentir le goût des choses. Je suis loin d'être un fin gourmet ! Le cidre et le champagne sont par exemple des boissons équivalentes à mes yeux. L'âge venant, la pulsion est devenue une douleur concrète car je prenais du poids. La nourriture commençait à désintégrer mon aspect physique. Je vivais mon corps comme la seule réalité tangible, le voir se dégrader "à cause" de la nourriture était difficile à di-gérer. J'ai déclaré la guerre à mon propre corps, le reniant encore plus qu'auparavant. Les régimes et restrictions de toutes sortes ont fait leur apparition dans ma vie.  

    Lorsque mon chemin d'éveil a débuté, j'ai mieux compris ma profonde détresse. Ce n'est pas le plaisir de manger qui crispait le Dieu en moi, mais l'obligation de me sustenter. Je comprenais de façon innée que le besoin est contraire à la liberté. Manger est une nécessité, donc une prison. Je crois que du plus profond de mon cœur, j'ai toujours ressenti l'appel d'une autre possibilité : je me suis un jour souvenue que le corps physique peut vivre de lumière. Ma connexion à l'intelligence universelle me rappelait sans cesse cette évidence : l'énergie est plus forte que la matière. Nul besoin de cette dernière pour alimenter LA vie. Mais comment vivre ce changement si radical ?  

    Il y a quelques années, j'ai jeûné durant quinze jours. Ce fut une expérience grandiose. Ne plus rythmer ma vie de repas obligatoires était une réelle libération. Joie et paix étaient mon pain quotidien. Cette courte expérience, m'a offert la possibilité d'appréhender certains secrets oubliés qui m'aident aujourd'hui à mieux percevoir l'énergie qui nous compose.

    Cette nouvelle réalité est assez déroutante pour un humain. Lorsque vous ne mangez plus et que durant quelques jours, votre corps tremble et vacille, ce n'est pas parce que vous manquez d'énergie, c'est parce que vous en avez trop.Votre corps ne sait tout simplement pas comment l'utiliser, vous êtes en surdose. La digestion utilise une grande énergie. Si vous ne vous alimentez plus, le surplus va devoir être canalisé d'une autre façon.  

    J'en profite pour glisser ici une vérité que je conçois parfaitement aujourd'hui : il vous faut être très précis dans les consignes que vous donnez à votre corps. Si vous mettez le curseur sur « régime », il va vous obéir et s'adapter à votre demande. Un régime n'est pas un jeûne et encore moins une expérience pranique. Le corps physique puise dans un programme très spécifique lorsqu'il reçoit l'injonction d'entrer en phase luminique. Son processus de travail est totalement différent de celui généré par un jeûne.

    Lorsque vous jeûnez, votre corps sait qu'il va de nouveau s'alimenter après un certain laps de temps. Lorsque vous ne vous alimentez plus de matière, le corps doit "l'entendre" de façon à vous accompagner dans votre expérience.

    Je terminerais cette introduction par un élément que j'ai déjà développé auprès de vous.

    Ce n'est pas la pensée qui créer. En aucun cas la pensée n'est créatrice de quoi que ce soit. C'est l'être, en amont, qui est source de création.

    Il utilise ensuite des outils tels que la pensée pour concrétiser sa perception du monde. Par conséquent,  le prana ne se vit pas à travers une pensée créatrice. Seul l'Etre est susceptible de passer cette étape, pas la pensée.

    Cela nécessite une guérison complète et absolue. S'il existe encore en moi la moindre peur, la moindre projection mentale, le moindre doute, le corps traduira ces fréquences intimes. Elles ne peuvent être cachées, repoussées. L'Esprit que je suis ne peut douter de sa propre réalité. Il est lumière ou ne l'est pas. Vivre de prana n'est donc pas une preuve mais un état d'Etre.

    Ai-je dorénavant une foi réelle en mes capacités à créer ma réalité ? C'est ce qui se joue en moi actuellement.

      

    Mesnet Joséphau-Charrier,

    2014

     

     

                            

     

     

     


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